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2007 /// /// CLAUDE VARIERAS /// /// DU 08.11.2007 AU 20.11.2007

Reste-t-il un peu d'huile dans la lampe surréaliste? Malgré tout, suffisamment pour éclairer des mondes ou les rencontres fortuites ou arrangées entre les objets, les signes, les paysages les plus imprévus vibrent comme autant de reflets de cette singulière beauté. Nous avons tous laissé dans l'enfance notre part de pensée magique, et cependant quelques fois un écho nous saisit par le jeu des traces et des couleurs de cette poésie immédiate de certains arrangements sous nos yeux désarmés. Au-delà de l'évidence psychanalique bien vaine, la boîte est le lieu propice ou abriter ces poussières, ces lucioles que nous n'avons pas cessé de chercher parce qu'elles nous font signe..
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2007 /// MOUNA BASSILI SEHNAOUI /// DU 05.10.2007 AU 04.11.2007

Artiste libanaise née à en Egypte, débutant ses études d'art à Alexandrie, puis à Beyrouth, elle obtient son diplôme de Beaux Arts à l' Université d'Arizona à Tucson,U.S.A.
Ses tableaux ont été primés à diverses reprises et figurent dans de nombreux musées et collections privées à travers le monde (Musée des Estampes à Alexandrie, Musée Sursock à Beyrouth,Collection de la Banque Audi...
Son style est influencé par un héritage Moyen-Oriental et reflète les aplats de couleurs présents dans les icônes byzantines ainsi que dans les miniatures persanes.
Intéressée depuis une décennie par la place de l'oiseau dans l'iconographie orientale, par ses représentations mythologiques et bibliques, de l'Ancienne Egypte à Byzance en passant par l'Empire Ottoman, elle esquisse à l'encre ces oiseaux fascinants que Dieu créa au cinquième jour. Par sa faculté de traverser toutes les frontières, l'oiseau est là pour nous mettre face à nos responsabilités. Il est le dépositaire et le garde-fou des soubresauts qui secouent le monde devenu Village.

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2007 /// BENJAMIN BOZONNET /// DU 14.09.2007 AU 29.09.2007

Exposition des tableaux de l'artiste.
Publiciture
(L'efficacité de la pub au service de la peinture)
Ce concept n'a rien d'ironique. C'est le plus sérieusement du monde que j'ai soumis cinq de mes tableaux à ce traitement.
Comme John Currin qui déclare "la peinture est bien vivante, mais sa culture semble bel et bien morte", il me semble qu'une culture globale de l'image inclut et dilue progressivement le "pictural". De la même façon le graphisme, la bande dessinée sont sans cesse convoqués pour alimenter la peinture dite moderne.
En bon scientifique éthique j'ai tout d'abord testé ce procédé novateur sur moi, par goût du risque et de l'hétérogénéité, mais je pense que nous serons vite amenés à traiter les tabeaux d'autres peintres...
Sans liquider le pictural, nous aboutissons à des tableaux mutants, "génétiquement modifiés" pourrait-on avancer tant cette vision est contre nature, tant le tableau se fait contre tout ce qui fait la publicité...
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2007 /// MYRIAM BOCCARA /// DU 15.06.2007 AU 13.07.2007

Exposition "Tête à tête avec M"
Le tableau présenté sur la droite s'intitule:
Portrait en pied de mon père









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2007 /// WABÉ /// DU 11.05.2007 AU 09.06.2007




Exposition des sculptures de l'artiste.

Wabé: des histoires de couleur.
Dans l'univers monumental ou celui du bijou, Wabé aime le volume et sait le construire avec équilibre: c' est un sculpteur. C' est sans doute de son amour des contes que lui vient cette facilité à changer d' échelle et à donner aux couleurs une saveur surnaturelle(...)
Le papier mâché est une matière simple, accessible. Mais une véritable mutation s'opère. Du journal quotidien, elle obtient une pâte qu' elle travaille jusqu' à obtenir une substance très compacte mais jamais figée et sur laquelle elle peut revenir. Sans se redire, elle explore un répertoire de formes humaines et animales qui ne tendent pas à une représentation littérale. Des têtes cornues, joufflues, aux larges oreilles ou au nez protubérant rappellent les masques d'un carnaval imaginaire. C' est une véritable tribu qui apparaît là, les yeux exorbités et la bouche largement ouverte, dans un cri, dans un mot qu' il nous reste à entendre. Quel merveilleux sujet de recherche et d'expression! Tout dans ces visages nous parle, nous questionne, nous inquiète aussi parfois. Des êtres hybrides, magiques se métamorphosent au gré de sa fantaisie: serpents, chiens, ours, poissons échangent leurs queues, leurs oreilles dans la plus totale fantaisie. Dans ses compositions, Wabé les associe, les lie dans une folle sarabande à la manière des cadravres exquis.
Extraits de l' article de Françoise Seine dans "artension" n°35, mai-juin 2007.








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2007 /// MARIE-CATHERINE WILD /// DU 13.04.2007 AU 05.05.2007

Exposition de dessins.











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2007 /// PIERRE GENOT /// DU 09.03.2007 AU 07.04.2007

Exposition des tableaux de l'artiste











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2007 /// EXPOSITION COLLECTIVE /// DU 03.01.2007 AU 28.02.2007

Exposition de tableaux et sculptures des artistes de la Galerie


Ouverture exceptionnelle
les dimaches 10, 17 et 24 décembre 2006
de 12h à 20h






























































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2006 /// FERYEL ET ANNE VUARNESSON /// DU 08.12.2006 AU 30.12.2006

Exposition des oeuvres des artistes











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2006 /// IGOR ANDREEV /// DU 10.11.2006 AU 02.12.2006

Exposition du peintre plasticien











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2006 /// FLORENCE AUBIN /// DU 05.10.2006 AU 31.10.2006

Exposition des tableaux de l'artiste










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2005 /// JULIEN SOLE /// DU 15.12.2005 AU 07.01.2006

Exposition des tableaux de l'artiste.











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2005 /// EVA RAJ PAWL /// DU 17.11.2005 AU 10.12.2005

Exposition des tableaux de l'artiste.











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2005 /// FLORENCE AUBIN /// DU 17.05.2005 AU 04.06.2005

Exposition des tableaux de l'artiste.







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2005 /// STEFAN CARSTENS /// DU 08.03.2005 AU 02.04.2005

STEFAN CARSTENS a été tour à tour designer et céramiste, puis forgeron et directeur de la Castle Forge du Cape Town Castle, en Afrique du Sud, de 2000 à 2003.
Ses œuvres ont été exposées à Johannesburg (Coetzee Roux Gallery en 1994, Institut français d’Afrique Sud en 1996), à Newtown et au Cap (2003).

« Nous sommes piégés dans un cercle vicieux qui nous condamne à sans cesse acquérir et jeter. Nous sommes la proie d’objets censés nous compléter, nous “combler”, si l’on veut. Ces objets ne sont pas conçus pour durer, et nous nous en débarrassons à mesure pour faire place à d’autres, tout neufs et toujours plus nombreux. Le gaspillage qui en résulte non seulement est devenu le moteur de nos vies, mais aujourd’hui pollue le monde et en bouleverse radicalement l’aspect.
Mes personnages sont universels. Ils marchandent notre monde, négocient l’achat et la vente des choses.
Je n’utilise que des matériaux de rebut, acier, papier, bois et plastique, récupérés dans les poubelles ou les décharges. Ces déchets, je les reforge, les pétris, les découpe, les sculpte et les mêle l’un à l’autre, manière de m’évader du piège où nous sommes tombés. ».
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2004 /// SOPHIE BADRÉ - "L'ART À PORTÉ" /// DU 30.11.2004 AU 17.12.2004

Exposition des sculptures de l'artiste.











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2004 /// HAREM ET SMALA /// DU 23.11.2004 AU 29.11.2004

À l’initiative du parti socialiste et de la commission aux droits des femmes, une manifestation a été organisée en novembre 2004, en faveur des femmes du Maghreb en lutte contre les lois et coutumes discriminatoires dont elles sont encore victimes, de la loi coranique sur la succession au très rétrograde Code de la famille en vigueur en Algérie depuis 1984.
En marge de l’événement, les organisateurs ont demandé à la Galerie « M » d’accueillir et de présenter trois artistes peintres originaires respectivement de Tunisie, du Maroc et d’Algérie : Feryel, Myriam Boccara et Nadia Spahis. Trois femmes, trois peintres, trois regards très logiquement portés de l’intérieur vers l’extérieur. Quand Feryel donne une tendre et malicieuse description de l’intimité de la maison, comme une apologie de la smala contre la violence du harem, comme un hommage au monde de liberté que savent créer les femmes dans le minuscule domaine qui leur est concédé, Myriam Boccara montre avec une mordante ironie la brutalité du sort qui les guette au sortir de chez elle, tâches ingrates, univers hostile à leur présence et leur apparence, et dont elles sont pourtant le cœur. Cependant que Nadia Spahis dénonce avec véhémence un autre enfermement : celui des clichés nés de l’imaginaire masculin et de la société de consommation, de ces stéréotypes déshumanisants, qui viennent miter l’étoffe du réel.
Précédée d’une présentation des créations du styliste marocain, Nabil Dahani, l’exposition a été inaugurée dans les murs de la mairie du XIIIe arrondissement, avant de prendre sa place dans les locaux de la Galerie..
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2004 /// BAGDAD RENAISSANCE 2004 /// DU 22.09.2004 AU 08.10.2004

Exposition de tableaux et sculptures d'artistes Irakien.











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2004 /// 48 HEURES AVEC LES ENFANTS DE LA TORTUE /// DU 14.05.2004 AU 04.06.2004

Désireux de célébrer 70 années de présence au Nigéria, le groupe TotalFinaElf a sollicité la Galerie « M » pour organiser à Paris, au moins de mai 2004, l’exposition de six artistes nigérians parrainés par l’entreprise.
Le délai est très court : tout juste trois mois. La Galerie « M », représentée par Meriem Lequesne, effectue un séjour éclair de 48 heures à Lagos, pour y rencontrer les artistes, choisir les œuvres et les photographier. Au détour d’une conversation, le peintre Diseye Tantua cite un conte expliquant comment la carapace de la tortue, autrefois parfaitement lisse, se trouva un jour cabossée. La tortue — héros récurrent des contes d’Afrique de l’Ouest, personnage plein de sagesse et de ruse — apparaît vite comme une métaphore de la fédération nigériane : « 36 écailles sur son dos, plus une bosse sur le front en forme de capitale ». Le titre de l’exposition est trouvé. La Galerie « M » rapporte en outre dans ses carnets assez de matière pour publier un copieux catalogue présentant la situation du Nigéria en matière d’art, et la place singulière que les artistes ont su y conquérir.
Les six artistes présentés à l’Espace Alberica, à Paris, appartiennent à la nouvelle génération des peintres nigérians. Enfants d’un pays dangereusement morcelé, ils ont en commun une sorte de volonté de mettre à nu le terrible morcellement de l’univers, d’en révéler les éléments primitifs, d’en montrer les effets jusque dans le cœur des êtres qui eux-mêmes ne sont pas atomes indivisibles, mais purs assemblages de contradictions. Il en est ainsi de ce visage de femme reproduit obstinément par Uche Edochie, visage en lambeaux, portant dessous sa peau la trace d’antiques scarifications ; ainsi de ce village d’Aiyesan Segun composé de motifs répétés qui pourraient s’étendre à perte de vue, et dessinent comme une toile sur la toile, ainsi qu’une présence enveloppante. Tandis que les esprits, entre les mains de Fidelys Odogun, abandonnent le masque guerrier qu’ils portaient quand ils étaient encore statues de fer chez les Fons du Dahomey, pour prendre figures familières et joyeuses, Tola Wewe convoque les masques des Ijo pour observer l’ambiguïté des êtres. Les peintres de cette génération semblent fuir les faux-semblants et les jeux d’illusion. Diseye Tantua pousse cette tendance jusqu’à un curieux paroxysme, explorant toutes les techniques et les genres, pour soudain renoncer à la couleur et tourner en dérision la mise à plat de la réalité qu’il avait amorcée. Même le sévère Olaku Abiodun ne cherche pas à montrer la réalité mais la vérité d’un univers en métamorphose, où les bords de mer se jonchent de détritus abandonnés, où les hommes et les paysages ne transparaissent qu’à travers la brume nostalgique de la mémoire. Symboles, traces, empreintes et chiffres envahissent la toile, comme prélevés dans les pages d’une imaginaire iconologie africaine..
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2004 /// FERYEL /// DU 12.05.2004 AU 18.06.2004

Exposition des tableaux de l'artiste.











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2004 /// FLORENCE AUBIN /// DU 07.04.2004 AU 30.04.2004

Exposition des tableaux de l'artiste.




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2003 /// WABÉ /// DU 12.12.2003 AU 24.12.2003

Exposition des sculptures de l'artiste.







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2003 /// BAGDAD RENAISSANCE /// DU 08.10.2003 AU 21.11.2003

Que font les artistes ? Que font-ils, reclus dans leur pays, quotidiennement menacés
par un dictateur sanguinaire, que font-ils sous les bombardements, puis au milieu des pillages et de la violence qui se déchaîne autour d’eux ? Qu’est-il advenu de la fameuse école d’art moderne qui fleurissait en Irak dans les années 50 ? Quels espoirs nourrissent les peintres d’aujourd’hui après que le grand Musée d’art contemporain de Bagdad a été mis à sac ?
La Galerie « M » est allée sur place chercher la réponse à ces questions. Pour mener l’expédition : deux femmes, Meriem Lequesne et Caecilia Pieri, prêtes à affronter les rigueurs du désert et le danger, bien réel, des bandes de brigands écumant les abords de la grand-route entre Amman et Bagdad. L’actualité presse, le temps est compté : quatre mois seulement pour monter l’ensemble du projet, sans aucune subvention, en comptant la rédaction et la publication d’un catalogue à la hauteur des œuvres présentées. Mais la récompense est au bout du voyage, sous la forme de prodigieuses rencontres. Avec le vieux peintre Noori Al-Rawi d’abord, ancien du Groupe de Bagdad, qui exposait naguère dans les musées les plus prestigieux de la planète ; avec le sage Qassim Al-Sabti qui a fait de sa galerie Al Hewar — Le Dialogue — un havre de paix où viennent deviser librement devant un verre de thé les jeunes artistes de la capitale, parmi lesquels Jaafar Mohammed Khader, Falah Al-Ani, Sattar Darwish, Mohammed Jassim Al-Zubeidi ou Ahmed Noussaief ; avec les étudiants des Beaux-Arts qui, dans les locaux de leur école dévastée viennent d’achever une œuvre collective, expression de tous leurs souvenirs, tristesses, malheurs, joies et espoirs : un Tableau de la liberté.
La Galerie « M » remportera cette toile dans ses bagages, elle sera acquise par [écrire ici par qui elle a été acquise ! Un musée, je crois ?…] Entre-temps elle a passé contrat avec les artistes qu’elle a choisis, et organisé l’acheminement des œuvres vers la France. Au mois de juin 2003, près de 70 toiles sont présentées au public français. On redécouvre l’œuvre virtuose et protéiforme de Noori Al-Rawi. Les collages de Qassim Al-Sabti impressionnent par leur brutale rigueur. Les oiseaux prisonniers de Jaafar Mohammed Khader imposent leur muette présence, tandis que les toiles de Fakher Mohammed, si vibrantes de couleurs et formellement si complexes, se révèlent porteuses d’une indicible anxiété… Presque toutes les œuvres trouvent preneur. Des commandes sont adressées aux artistes, qui donneront lieu à une seconde expédition à Bagdad, et une nouvelle exposition l’année suivante, à Paris, puis à Nantes.


EXTRAIT DU CATALOGUE EN VENTE

Retrouver l’âme de l’Irak d’aujourd’hui
Pas d’avion, pas de téléphone, pas de rendez-vous. Pour dénicher l’âme de l’Irak du XXIème siècle, autrement dit pour contempler les œuvres exécutées, en Irak et non en exil, par des artistes enchaînés par trente années de dictature et de guerres, sans parler des douze années d’indigence générale provoquées par le plus stupide et le plus meurtrier de tous les embargos jamais imposés par la \\\" communauté internationale \\\" à une nation-otage, il n’y avait qu’une solution : prendre, littéralement, la route de Bagdad. Ce que nous fîmes le 15 juin 2003.
D’Amman, l’élégante capitale somnolente du royaume de Jordanie, il faut compter de douze à quatorze heures de voyage à travers le désert et ses tempêtes de sable jaune avant d’atteindre les faubourgs de Bagdad. Mille kms sous un ciel de braise, dans une atmosphère suffocante de chaleur -50° à l’ombre à cette époque de l’année- et en priant les dieux de ne pas tomber sur l’une ou l’autre de ces bandes de pirates de la route qui dévalisent quotidiennement les voyageurs sous la menace de leurs armes. Une véritable aventure physique en prélude à un immense plaisir de l’âme : la découverte de merveilles de peintures, de collages, de céramiques, de sculptures.
Comme tout le monde, avant de partir, je connaissais les quelques grands noms de l’art moderne irakien. Faïk Hassan, Ismaïl Fattah, Shaker al-Hassan, Noori al-Rawi sont d’immenses artistes qui ont su, dès la \\\" belle époque \\\" de Bagdad, dans les années trente, capturer l’imagination du monde en fusionnant Sumer et les Abassides, le sublimissime passé enfoui de leur pays, avec les virevoltes, les révolutions et les traits de génie de la grande peinture moderne. Mais les pionniers irakiens, pour beaucoup, étaient morts, ou en exil. De Stockholm à Rome en passant par Paris et Londres, de Tunis à New York, des centaines d’artistes irakiens, fuyant la dictature, se sont installés dans l’exil. La plupart n’ont pas revu leur pays depuis les années soixante-dix. Ils le transportent partout avec eux et l’on connaît souvent leur travail. Mais que savait-on des productions et des artistes de ces trente dernières années d’enfouissement, \\\" d’emmurement \\\" et de barbarie en Irak même? L’art des catacombes serait-il à la hauteur des œuvres au soleil ?
Grâce à quelques amis journalistes et diplomates qui eurent, ces dernières années, la bonne idée de rapporter en France quelques œuvres récentes, je soupçonnais qu’en dépit ou à cause des difficultés quotidiennes, de la dictature et des censures, une pépinière de jeunes talents, trop pauvres ou trop attachés à leur cher Irak pour le quitter, bouillonnait d’impatience dans ses ateliers démunis et surchauffés. L’art moderne irakien a des racines profondes et il fut un temps pas si lointain –les années cinquante- où ses écoles de peinture figuraient parmi les plus prolifiques du Moyen Orient. Je savais aussi, et c’est probablement ce qui me décida à entreprendre rapidement ce périple, que dans la foulée de la \\\" victoire \\\" américaine le 9 avril 2003 à Bagdad, le grand Musée d’Art Moderne de la vieille capitale, plus encore que le Musée Archéologique dont on avait beaucoup parlé dans la presse internationale, avait été pillé, vandalisé, proprement mis à sac et que plusieurs milliers d’œuvres avaient été détruites ou volées par des hordes de miséreux sous la houlette de quelques malfrats avertis. Pouvait-on encore les laisser seuls, tous ces rescapés des décombres ?
Le premier artiste que nous avons rencontré chez lui, à Bagdad, sans rendez-vous ni salamalecs, m’a fait pleurer de tristesse. A 78 ans, Noori al-Rawi, l’homme qui fait flamboyer les dômes immaculés de ses villages du sud irakien, le grand ancien du célèbre \\\" groupe de Bagdad \\\", parle des malheurs qui frappent son pays depuis si longtemps d’une voix si rauque, si sourde, si brisée d’émotion que c’est un crève cœur de l’écouter. Bouleversé, désespéré, le vieil artiste dit les morts et les tortures. Il dit les privations infligées à son malheureux peuple, il évoque les vagues de répression et parle de la stupeur dans laquelle tout le pays reste plongé depuis les récents événements. Noori al-Rawi a exposé dans les musées les plus prestigieux de la planète. Il travaille toujours. Son immense talent ne l’a pas abandonné. Ce sont ses oeuvres les plus récentes qu’il a souhaité me confier pour les montrer à Paris.
C’est un autre grand monsieur, un artiste doublé d’un galeriste au goût très sûr, qui m’a permis d’entrer plus aisément dans le monde des jeunes peintres inconnus à l’étranger. Avec ses longs cheveux blancs et son large sourire, Qassim Sabti me fut un hôte d’une disponibilité et d’une gentillesse hors du commun. On n’imagine sans doute pas, en Occident, combien les irakiens, artistes ou savetiers, sont aimables, accueillants, disponibles au visiteur de passage. Même en pleine guerre, les jardins ombragés de la galerie al Hewar de Qassim Al Sabti resta ce qu’elle est toujours : un lieu de rencontres pour les artistes, un parloir-défouloir pour les âmes torturées, un hâvre de paix pour tout le monde. Chez lui, en sirotant le thé noir sucré, j’ai écouté la complainte de tous ces jeunes peintres frustrés d’avoir été contraints de prendre un autre métier pour survivre, ou bien d’accepter des commandes publiques sans gloire ni liberté créative. Ils ont des parcours différents, ils appartiennent à des traditions diverses, certains ont goûté au cachot, d’autres sont accusés d’avoir \\\" pactisé \\\" avec le régime honni. Ceux dont j’ai choisi, en toute liberté, de montrer les œuvres pour la première fois à Paris ont toutefois au moins trois dénominateurs en commun : ils ont le talent, ils ont l’envie de créer encore et encore. Et ils ont l’espoir.
Meriem Lequesne.
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2003 /// CORNEILLE : SOUVENIRS D'ALGÉRIE /// DU 07.05.2003 AU 31.05.2003

En 1951, au lendemain de la dissolution du groupe Cobra, le peintre Corneille rapportait d’un voyage dans le Hoggar une série d’œuvres qui devait marquer le commencement de sa longue période « minérale ». De cette retraite au désert, il rapportait le souvenir ébloui des paysages sahariens, du règne brutal de la pierre et de la douceur des êtres. Ce voyage fut suivi de plusieurs autres qui contribuèrent à alimenter son œuvre en chaos de matière et de couleurs, en discrète semence d’énergie prête à jaillir des sables à la moindre larme tombée. Ainsi peut-on bien prétendre que c’est en Algérie que le peintre acheva d’acquérir son indépendance.
À 80 ans, Corneille s’est penché sur sa jeunesse de peintre. Mais Corneille n’a pas l’habitude de se pencher, pas plus qu’il n’a pris celle de vieillir. De même que ses amis de Cobra refusait d’enfermer l’art dans la géométrie, il a refusé de contraindre sa mémoire à l’immobile et au cliché. En 1948, à la suite de Jorn et de Constant, il peignait sur une toile de Mortensen. Quarante-cinq ans plus tard, il retrouvait le même geste. Sur l’Algérie convenue et parcellaire des cartes postales, sur cette Algérie dont le rêve a nourri son œuvre, il projetait la matière vive de sa mémoire, la véhémente réalité des formes gravées dans son œil, son amour enfin, tout son amour de la vraie vie, et donc des femmes — femmes d’Alger, femmes du désert, femmes modernes et voilées qui portent en elles le monde à venir.
Et ces œuvres nouvelles, authentiques œuvres de jeunesse puisque faites de sa matière même, ces neuves images de l’immensité, il les a déposées dans la minuscule Galerie « M », un jour de mai 2003, comme en un coffre à trésors.
Les Souvenirs d’Algérie de Corneille ont été inscrits au programme des manifestations célébrant « l’année de l’Algérie » en France.
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2003 /// FRANCOISE SCHEIN /// DU 08.04.2003 AU 02.05.2003

Exposition des sculptures de l'artiste.

L'artiste,architecte et urbaniste Françoise Schein a créé en 1997 l'association INSCRIRE dont l'objectf principal est la création et le développement de projets artistiques urbains centrés sur la diffusion des textes des droits humains. Les réalisations faites dans ce cadre ont peu à peu évolué et du projet de l'artiste, elles sont devenues des oeuvres à participation collective. Se développant à travers le monde et faisant partie des patrimoines respectifs des villes, un "Chemin des Droits Humains" s'est constitué, reliant les sites par une route conceptuelle le long de laquelle cette philosophie a été inscrite à plusieurs mains et de diverses manières.









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2003 /// RODOLPHE HAMMADI /// DU 05.03.2003 AU 05.04.2003

Exposition des sculptures et photos de l'artiste.











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2002 /// YVELINE TROPÉA /// DU 22.10.2002 AU 22.11.2002

Exposition des sculptures de l'artiste.











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2002 /// FLORENCE AUBIN ET SOPHIE COMBRES /// DU 29.05.2002 AU 03.07.2002

Exposition des tableaux et céramiques des l'artistes.






























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2001 /// IOURI PIMENOV ET ALEXANDRE DEÏNEKA /// DU 17.10.2001 AU 30.11.2001

Iouri Pimenov (1903-1977) et Alexandre Deïneka (1899-1969) appartiennent tous deux à la cohorte des peintres très officiels auxquels l’Union Soviétique conféra les plus grands honneurs. Cet excès de reconnaissance est sans doute cause qu’ils demeurent paradoxalement très méconnus en Occident, alors même que leur œuvre, à l’examen, une fois estompé le brouillard idéologique qui la recouvrait, témoigne d’une extrême sincérité et d’un total engagement pour l’art. Tous deux élèves des fameux VKhUTEMAS qui préfigurèrent le Bauhaus, nourris des thèses des « productionnistes » pour qui l’art devait s’appliquer dans la vie quotidienne et s’immiscer dans les rouages de l’industrie, sinon en gouverner le mécanisme, Pimenov et Deïneka eurent très tôt à affronter une difficile contradiction : comment faire entrer dans le cadre étroit et figé d’une simple toile un monde en constante métamorphose, à l’échelle de tout un continent ? En somme, comment être à la fois peintre et moderne ? Et de fait, c’est toute leur carrière qu’ils consacrèrent à répondre à cette question.
Pimenov, de son côté, devait entamer une longue réflexion sur la notion de « sujet » en art, traquant d’abord les indices du progrès dans l’ancien paysage, puis plus tard les vestiges du passé au milieu d’un océan de modernité, peignant surtout la place conquise par la femme en ce nouveau monde, cette femme qui, au volant d’un cabriolet file à toute allure dans les rues de la Nouvelle Moscou, pour enfin abandonner tout discours, ne plus mettre en scène sur ses toiles que lumière, matière et pigment, ne plus représenter que la vie même, légère et nue, toute de couleur et de chair.
Deïneka, quant à lui, opta pour une démarche beaucoup plus radicale, sinon schizophrénique : d’un côté l’œuvre intime, presque secrète, faite d’étonnants paysages et de portraits d’enfant d’une bouleversante vérité ; de l’autre un appétit d’ogre pour toutes les techniques imaginables — sculpture, gravure, mosaïque —, et tous les matériaux, un trait brutal et épuré, censé délivrer au public un message directement intelligible, message magnifiquement servi par un sens de la composition d’une géniale extravagance, capable de changer une kholkozienne et sa moissonneuse-batteuse en un capitaine et son navire, ou un malheureux Pilote abattu, en un ange déchu, précipité vers la terre — ou l’enfer. Tel est l’homme : bientôt couvert de trop lourdes médailles, mais gardant toujours sur son cœur un précieux carnet de croquis comptant des milliers de pages.
La Galerie « M » a présenté en 2001 des fragments de ces œuvres, finalement inclassables, fragments rassemblés avec pertinence par un collectionneur privé et livrés enfin pour ce qu’ils sont : le témoignage de deux hommes amoureux de la beauté du monde..
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2001 /// DENIS POUPEVILLE /// DU 27.03.2001 AU 21.05.2001

Exposition des tableaux de l'artiste.











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